vendredi 20 mai 2016

Les visiteurs du "Rétro-Viseur" sont-ils de la Baby-Boom ?

Une photo de "Noce d'Or", datant de 1974 ?  Qui en étaient les jubilaires ? 
Dans ses prochaines pages, le "Rétro-Viseur" va se rapprocher  d'un passé que l'on pourrait très bien coller (pourquoi pas ?)  au fameux devoir de mémoire dont chacun peut  discrètement s'acquitter sans gerbes,  sans écharpe ni tra-la-la. Entre "devoir" ou "besoin" de mémoire, que choisir ?

Faut-il rappeler qu'après les cinq années d'occupation allemande (de 1940 à 1945), arriva enfin un grand jour pour toutes nos familles, celui de la Libération, en début septembre 1944. Les Armées Alliées (l'embryon de l'Otan) réussirent  grâce à ce fameux débarquement du 6 juin en Normandie, à nous débarasser du joug nazi qui pourrissait la vie de parents et grand-parents.
Peut-on s'imaginer, aujourd'hui quelle fut la joie débordante de la jeunesse de l'époque  ? Elle pouvait enfin sortir librement, se rencontrer sans réserve, danser langoureusement dans les bals populaires…  s'aimer d'un amour  dorénavant possible.  La faim, la peur, la misère  n'avaient que trop duré !
Nombreux sont les couples d'amoureux qui se sont formés rapidement et… comme pour rattraper le temps perdu par cette stupide guerre, ces fiancés se marièrent au plus vite. Nous étions alors vers les années 1946, 47. Les Bourgmestres du coin ne chômèrent guère : les salles de mariage  ne désemplirent jamais. La vie reprit son cours. Les foyers s'agrandirent par les enfants nés… de la Libération !

Cinquante ans plus tard, bon nombre de ces ménages formés "juste après guerre", qui ont bénéficié du  bonheur d'être encore unis et de la chance d'être encore en vie. Ces couples-là  purent célébrer leur "Noce d'Or", entourés de leur famille et amis.

Mais, il existe un détail pittoresque à tous ces événements familliaux joyeux que je ne veux pas passer sous silence. A l'époque (en 96 - 97) , le bourgmestre Gilbert souffrait d'une réelle phobie : celle de voir arriver son échevine Chantal lors des cérémonies de noces d'or. Son agenda devait rester top-secret et l'annonce des cérémonies aux photographes de presse (nous n'étions que deux !) se donnaient à peine quelques heures… avant l'heure !   Rien de tel pour favoriser un protocole qui devait se dérouler "en catimini".

Mais cela, c'était… "du temps passé !"et on était bien loin de ce qui se fait aujourd'hui !  La forte présence des élus attablés et la  cohue des bloggeurs  se sont maintenant imposées pour leur plus grand bonheur .  Les descendants n'ont qu'à se tenir…. derière !
Aujourd'hui, vive la couleur des photos numériques, celle des breuvages offerts par la ville !


 

 

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