mardi 3 octobre 2017

Il a envie d'être fier de sa ville.

On commémore ici,
On rend hommage là-bas.
On dépose des gerbes ici
On décore ceux-là.
On se prend en "selfie"
On embrasse à tout va.


Oui, c'est vrai,  on est tous invité à être fier de la ville. Aux lendemains de cette longue soirée de mérites sportifs, je me permets par ces lignes d'attribuer un "mérite anonyme" pour la besogne sans honneur des ces courageux paveurs et carreleurs, qui, inlassablement s'accroupissent, s'agenouillent avec dévotion, pour renouveler nos trottoirs et ensuite généreusement les saupoudrer de fin sable blanc avant qu'ils ne soient souillés de mégots, de chewing-gum et de crottes. On a beau chasser les "salopards", c'est une traque perdue !
Avec son autorisation, je l'ai saisi au travail pour lui donner un "coup de chapeau", à lui et à tous ses collègues de travail.  
"Ils sont payés pour ce faire" me dira-t-on.  Certes oui, mais devant la belle exécution de ce travail, doit-on toujours se taire ? D'autant plus que, eux, ne doivent pas chercher à plaire !
Pourquoi faut-il être fier de sa ville ? Pour l'éclat qu'elle illumine en dehors, ou pour le modeste et propre confort qu'elle offre aux citoyens du "dedans" ?

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