01 novembre 2015

Faire confiance, le peut-on encore aujourd'hui ?

1968 !
La société d'habitations sociales "La Lys", administrée par feue Mme Geuten,  venait d'achever une série de 24 (?) maisons construites par l'entreprise de maçonnerie, Loridan de Comines.
Aussi, la "cité Paul Rose" parvenait ainsi à ne plus être un "cul de sac", mais s'ouvrait sur une nouvelle rue baptisée "rue de la Lys" pour remplacer le méconnu "Chemin Delcauwe".
Lors de la remise des clefs aux bienheureux futurs locataires sélectionnés, et surtout grâce à l'insistance de l'entrepreneur  Loridan auprès de la gestionnaire, "Madame Gut'", comme on l'appelait communément au Bizet,  j'eus la chance d'être "récupéré", au terme des rendez-vous;... la séance étant déjà close. Bizarrement,  mon nom avait été biffé en rouge de la précieuse liste.
Dans la petite cabane de chantier, elle fit confiance à l'entrepeneur qui me connaissait pour lui avoir servi son "Stalton", à la Briqueterie de Ploegsteert.
- "Je fais confiance à Monsieur Loridan, et je vous donne une maison. Mais pourquoi êtes-vous barré sur la liste ?"
Je n'ai jamais connu la réponse.  Encore moins celui qui a utilisé le crayon rouge.  Un même crayon que celui utilisé dans les isoloirs !

Six mois après mon enménagement dans ma nouvelle maison, pavoisée pour la circonstance,  la société "La Lys" eut l'honneur d'inaugurer la rue, en présence du Ministre Breyne et des personnalités politiques locales guidées par le bourgmestre de l'époque, ceint de l'écharpe mayorale, M. Théophile Poupaert.
Près de 50 ans plus tard, j'ai le plaisir de vous montrer quelques diapositives prises lors de ce rarissime événement ministériel de l'ancienne commune de Ploegsteert.
Sans bousculades, le ministre a coupé le ruban tricolore avec toute la solennité requise, sous le regard ému  de Madame Geuten à qui je n'ai eu guère (et je le regrette) l'occasion de la remericier de la confiance qu'elle m'a faite !  Considérons que par ce billet : c'est fait !





En attendant l'arrivée des personnalités. 





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire