En juillet 2009, il y a 10 ans, après une forte tempête qui fit craquer en deux le tronc du saule pleureur planté derrière le Monument aux Morts de Ploegsteert, les citoyens se désolèrent des énormes dégâts provoqués à l'édifice mémorial dû aux Anciens Combattants et financés par les habitants locaux.
Dare, dare, le service technique de la Ville procéda aux réparations indispensables pour le remettre en état, le consolider et le sécuriser. Un rideau arboré y avait été planté en guise d'arrière plan.
Dix ans plus tard, dans sa construction initiale, les jours du Monument aux Morts sont comptés.
On peut se demander pourquoi ?
Voici le petit poème que j'avais publié au lendemain de cette tempête.
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En 1984, le président Jules Lalau vient de déposer la gerbe de l'UFAC |
Il s'appelle "Eole", celui qui t'a abattu !
D'un seul coup, sans avertir l'heure,
Comme une giffle, courbant l'échine feuillue
De ce saule, qui depuis huit décennies, pleure !
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En mille morceaux, te voilà flanqué par terre
Sauf, heureusement, ton vaillant Soldat
Qui, en brandissant son arme, protège Ploustère
Et rappelle le nom des siens, morts au combat.
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Ce même vent innoncent soufflait sur "Plug-street"
Balayant horriblement le long des tranchées
L'odeur moutarde du gaz yperite
Pour étouffer les combattants embusqués.
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Ceux-là et d'autres, tués au champ de bataille
Ayant tout quitté pour résister à l'invasion
Ont leur nom gravé sur six pierres de taille
Ainsi, l'hommage est rendu par la population.
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La terrifiante horreur à duré quantre ans,
D'explosions, d'assauts, de tueries dramatiques
Ces malheurs n'étaient-ils donc pas suffisants
Pour boucler la gueule d'un autre fanatique ?
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Deux pans du monument aux Morts sont cassés.
Etre désolé n'est rien si le symbole persiste !
Méfions-nous, l'Histoire affreuse peut repasser,
Car, ils comptent sur nos voix, les extrémistes !