A l'issue de l'office religieux, un cortège se formait pour se rendre, au son d'une musique de procession, au Monument aux Morts du cimetière.
La musique du Bizet avançait en premier, suivie par le pasteur entouré de la chorale paroissiale.
Les portes-drapeaux, sur deux files, emboîtaient le pas lent, précédant les personnalités locales : le bourgmestre, les échevins, des conseillers communaux, ainsi que les délégations des diverses associations locales : Pompiers, Poilus, Ufac, Vrais Amis, Familles Nombreuses, l'Ecole et j'en oublie sans doute.
Le public fermait le cortège, tandis, que moi tout gamin encore et longeant le trottoir, je tirais une petite charrette contenant les grosses potées de chrysanthèmes blanches, à déposer sur la pierre tombale de mon père.
Immobile au cimetière, on attendait le silence ! Le curé récita une brève prière pour aussitôt après, dans un geste tournoyant son goupillon, bénir toutes les tombes environnantes.
Soudain, les clairons entonnèrent la sonnerie du Salut. Toujours dans un respectueux silence, les élus et les présidents déposèrent chacun leur tour leurs beaux bouquets au pied de la stèle.
Après quelques instants de recueillement, la société musicale se mit à interpréter une lente Brabançonne et une dynamique Marseillaise, les deux hymnes nationaux qui me font toujours frissonner aujourd'hui.
Après la sonnerie du "fermer le ban", le public se dispersa partout dans le cimetière dans une ambiance détendue, enrichie d'amicales rencontres.
![]() |
| 1972 - En écoutant la Brabançonne, à l'église, en 1972. La Mutuelle Cathoique. |
| 1972 |
| Quelques années plus tard. |
![]() |
| Le clergé et la chorale, toujours présents. L'échevin Vandermarlière s'avance pour déposer la gerbe de la commune. |
![]() |
| A l'avant-plan, de dos, le grand-père de Mme la Bourgmestre, Alice Leeuwerck. |



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire