08 novembre 2018

Après 100 et 73 ans, notre Paix n'est pas garantie !

Pas plus haut que trois pommes, guidé par ma Maman,  j'allais me promener lors des moissons entre les hauts peupliers bien rangés de Drève de la Rabecque. Au passage, je pouvais gambader et jouer entre les plaques blanches du cimetière anglais,... sans savoir pourquoi ces victimes gisaient là.  Sur le socle de la Croix du Sacrifice, je mangeais "mon quatre heures" : une bonne tartine à la confiture-maison. J'étais un petit gamin des années 50 !
Bien plus tard, durant mes dix années de collégien, jamais on nous a expliqué la "1ère guerre mondiale", ni la deuxième, ni la Révolution, ni le Congo.
En 1972,  un cortège m'a emmené le 11 novembre, jusqu'au grand cimetière Strand Military.  Des vieux, de "Croix de Feu" faisaient partie du défilé.  Mais qui étaient ces gens-là ?
L'an 1981 vit la création d'un comité du "Cinquantenaire" du Mémorial qui organisa un week-end de sensibilisation et de commémoration pour les héros de 14-18. Indéniablement, ce fut un point de départ.
A partir de là, ma curiosité et mon émotion pour cette horrible époque envahirent mon esprit. C'était celle que ma mère précisait par : "Quand on était réfugiés"... sans en dire plus!

En 2007, après avoir fait connaissance avec Bruce B., et découvert les tenants et aboutissants, j'ai voulu commémorer et composer une chanson pour rendre dommage et dénoncer toute ces horreurs que ma génération n'a pas connu.
En ce week-end du Centenaire de l'Armistice, je vous propose de la ré-écouter. En toute modestie.




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