| Photo prise lors de l' Enterrement de Ploegsteert, en 1976 |
| A gauche de la photo, Emile assiste au discours inaugural, tout en prenant ses notes, utiles pour la rédaction de son article. |
Il lui fallait d'abord se rendre sur les lieux pour photographier un incendie, une réunion, une course, un accident, un mariage, une manifestation, une installation de curé, l'enterrement d'une figure locale,... que sais-je encore ?
Me croirait-on si je dis qu'Emile doit avoir "usé" un vélo pour parcourir les routes dans tous les sens, de Warneton au Bizet, du Ploegsteert au Touquet ?
Sur les lieux Emile restait longtemps sur place pour se renseigner complètement afin de rapporter la meilleure information possible. Les occasions de "rencontre avec les gens" furent tellement nombreuses que souvent, dans sa famille, on se savait qu' "il n'avait pas d'heure".
Une fois rentré, deux travaux devaient longuement l'occuper : la rédaction de son "papier" à la machine à écrire, de même que la récupération de son rolfilm 6x6 enroulé dans son appareil "Rolleiflex" pour le développement en chambre noire. Ensuite, il ne lui fallait pas oublier d'installer une nouvelle pellicule dans son "kodak", besogne tellement répétitive qu'il lui arriva quelquefois de l'oublier.
Alors...
Gentiment, lorsqu'il se présentait face un groupe pour le prendre en photo, un petit malin ne pouvait s'empêcher de crier :
- "Y une pellicule din t' apparell', Emile". Aussitôt, le public s'esclaffait, tandis que notre brave correspondant de presse retirait son béret pour montrer son crâne chauve dépourvu de "pellicules" !
L'assistance amusée s'en trouva immédiatement bien gênée et posa, immobile, pour bien paraître dans le journal !
Ce petit mot pour rendre hommage à ancien ami concurrent et un authentique Ploegteertois qui aima son village et qui, par sa bonne humeur et son écoute, le servit avec objectivité et courage !

Merci Michel pour cet article très authentique.. Il fallait avoir du courage pour être un correspondant de presse a cette époque. L'hiver surtout, sous la pluie et la neige il se rendait souvent a Comines a vélo pour ses reportages. Une fois l'article terminé il reprenait le vélo pour se rendre a Armentières pour y déposer son travail. Ce n'était pas une profession, c'était une vocation...... Merci encore Michel
RépondreSupprimerDamien M.