dimanche 20 novembre 2016

Du temps à ne pas mettre un chien à l'cour !


Les ingénieurs avaient-ils prévu la naissance d'un joli petit étang au centre de la bretelle de sortie de la RN58, vers Le Bizet ?
L'excavation des terres pour former les talus de descente se sont naturellement remplis d'eau. Les amateurs de pêche du Touquet s'en sont réjouis : un petit plan d'eau tout à proximité où ils pourraient, sans permis, y aller taquiner le goujon.
La Réserve Naturelle de Ploegsteert ne se situant qu'à un ou deux hectomètres, des canards colvert y ont repéré l'endroit sympa pour y trouver de la pitance laissée par les "péckeux étrangers"" de plus en plus nombreux.  Ce qui ne fut pas sans agacer les petits riverains qui s'étaient organisés pour rendre les berges de ce petit étang bien accueillant.  Des doléances remontèrent jusqu'à la permanence du bourgmestre qui décida le remblaiement de ce plan d'eau.  Des camions vinrent remplir le "trou" de gravas, bricaillon, terres inconnues, blocs de béton… que sais-je encore.  On y planta des panneaux "acces interdit" ce qui rendit le site comparable à une décharge matériaux inertes, peut-être  de classe 1.
"Plus tard, on va y aménager un espace vert de convivialité" pensait-on à la Commune.

Là, notre conseiller communal écolo, ne manqua pas de se révolter contre cette agression à la faune et la flore de ce lieu si buccolique.  De frousse, par manque d'eau, les poules d'eau et les canards ont disparu. Les pêcheurs ont déserté leur étang.
Mais, quelques années ont passé et voilà qu'aujourd'hui, une cloture de grillage de 2 m de hauteur a été installée. Un bulldozer y est venu répandre de la "bonne terre" pour aplanir le terrain. L'herbe y poussera !  Et… et…. une affichette renseigne que cette future prairie sera réservée à des moutons de Soay.
J'imagine que notre ami Philippe, grand défenseur de l'environnement et des zones humides de notre enclave, va s'en réjouir.   Que l'idée vienne de sa part, cela ne m'étonnerait pas.
Pour une fois, on l'aura écouté !

pour en savoir plus : un lien : le mouton de l'île de Soay. 

2 commentaires:

  1. Et non, Michel, bien que je sois bien souvent sur la même longueur d'onde que Philippe, que j'apprécie aussi, l'idée ne vient pas d'Ecolo. Cet endroit à été clôturé parce que nous y avons amené des terres polluées par des renouées du Japon. Ce sont des plantes invasives qu'aucun produit n'arrive à supprimer et quand on l'a dérangée elle s'enfouit très profondément et peut ressurgir à plus de 7 m plus loin. La solution est de la confiner dans un espace où elle ne peut s'échapper. Les moutons broutent les rejets et la plante fini par mourrir d'épuisement. Plutôt que de laisser cet endroit à l'abandon, comme il était confiné, j'ai proposé d'y faire cet expérience. Nous la ferons également dans les espaces libres près du cimetiére de Comines.

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    1. A défaut d'info officielles, (dont je n'ai pas pour mission de les rechercher)… je m'amuse à ce que je vois. Mais, un grand merci pour ces précisions. Ca a le mérite d'ê^tre clair. On va souhaiter : Courage à nos moutons !

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